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Mis à jour le 17/09/2019

La Savoie n’a été rattachée à la France qu’en 1860, dépendant auparavant du royaume de Piémont Sardaigne. Aussi, son histoire et ses liens privilégiés avec l’Italie expliquent la singularité de son art religieux, très marqué dans le style baroque des retables de ses églises. Au sein de la Tarentaise, la vallée des Belleville tient un rang important par le nombre et la richesse de ses églises et chapelles.

Si le patrimoine religieux unique témoigne d’une forte empreinte chrétienne à travers le temps, il est un autre patrimoine également important, que l’on peut qualifier de rural. Il s’agit des fours, bachals, moulins, mais également des « montagnettes », petites maisons construites dans les alpages. La commune est très attachée à préserver ce patrimoine qui nous rappelle les sociétés rurales qui nous ont précédés, ainsi que leurs savoir-faire très anciens.

Le patrimoine religieux

Depuis plus de dix ans, la commune Les Belleville a entrepris un très important programme de restauration et de mise en valeur de ce patrimoine religieux, qui compte deux sanctuaires, trois églises, une trentaine de chapelles, ainsi que de nombreux oratoires.

En 1992, à l’occasion des 20 ans de la station, une chapelle a été construite à Val Thorens. Elle a été réalisée avec un parvis et un auvent porté par des colonnes en pierre.

Pour marquer le passage à l’an 2000, la station des Menuires s’est également dotée d’un superbe clocher à bulbe d’inspiration contemporaine (premier prix d’architecture métallique en 2000). L’architecte Yves de Preval a dessiné une structure très élégante et aérienne et l’architecte Jacques Facy l’a positionné au mieux en fonction des contraintes du site pour le rendre visible depuis tous les quartiers de la station des Ménuires. Au pied du clocher se trouve une chapelle œcuménique / salle polyvalente dont les éléments en bois représentant la chapelle des Bruyères ont été créés par Bernard Sylvestre. La porte de la chapelle une fois ouverte révèle un triptyque aux symboles religieux.

L’église paroissiale Saint Martin de Saint-Martin de Belleville

Cette église date d’avant 1606. Elle a été reconstruite et agrandie au 17e siècle. La sobriété extérieure du bâtiment contraste avec les ors et la polychromie des retables. Le retable du maître-autel, sculpté par un artiste de la Val Sesia, affiche en son centre un tableau représentant Saint Martin en train de partager son manteau. Ce retable a été entièrement restauré en 1991.

La porte de cette chapelle reste ouverte toute l’année. La visite de cet édifice, proposée par un guide-conférencier de la FACIM (Fondation pour l’Action Culturelle Internationale en Montagne), est également possible chaque semaine, pendant les saisons d’hiver et d’été.

Le Sanctuaire Notre-Dame de la Vie 

Ce sanctuaire marial, isolé sur un petit replat à l’entrée de la haute vallée, est, depuis des siècles, un lieu de pèlerinage célèbre. Le 15 août, on y venait à pied de très loin depuis la Maurienne, par le Col des Encombres. Aujourd’hui, la tradition se perpétue avec la grand messe suivie d’une foule nombreuse.

La chapelle est construite en forme de croix grecque (un dôme central et trois chapelle polygonales rayonnantes), le sanctuaire est doté de trois retables, dont l’un, sculpté en 1636, est considéré comme le plus ancien retable baroque de la Tarentaise. Construite sur un précédent lieu de culte dans les années 1650, elle possède un décor intérieur remarquable. Le retable du maître autel, entièrement revêtu d’or, offre une profusion de motifs sculptés, notamment un foisonnement de têtes d’anges. Les ex-voto sont de grande qualité : plus de cinquante ont été classés monuments historiques. Ils ont été entièrement restaurés et sécurisés afin d’éviter les vols et seront réinstallés dans les mois qui viennent, avec le concours du conservateur des bâtiments de France.

Depuis quelques années, Notre Dame de la Vie est illuminée dès la chute du jour, offrant ainsi un très beau spectacle, surtout en hiver sous un décor de neige.

La porte de cette chapelle reste ouverte toute l’année. La visite de cet édifice, proposée par un guide-conférencier de la FACIM (Fondation pour l’Action Culturelle Internationale en Montagne), est également possible chaque semaine, pendant les saisons d’hiver et d’été.

L’église Saint-Jean-Baptiste à Saint-Jean de Belleville 

Située sur un promontoire, l’église construite au XVIIe siècle frappe par ses vastes proportions. Son austère façade à pignons est ornée d’un portail en pierre de taille à faible relief. Une belle statue en bois de Saint Jean-Baptiste occupe la niche du fronton interrompu. L’intérieur est riche en peintures et un retable du Rosaire dont on découvre cinq scènes parmi les quinze que comptent les mystères du Rosaire au sommet. La toile du retable de gauche représente le mariage de la Vierge. L’église possède deux autres retables : celui du Sacré-Coeur et celui dont on peut apercevoir sur la toile centrale : saint François-de-Sales, saint Etienne et saint Antoine abbé. A l’extérieur des colonnes, deux sculptures en bois doré figurent saint Dominique et sainte Catherine de Sienne.

Des visites accompagnées sont possibles, sur demande auprès de la mairie déléguée de Saint-Jean de Belleville (04 79 24 02 11).

La chapelle Notre-Dame des Grâces 

A mi-chemin entre Villarly et Saint-Jean de Belleville, se détache sur un éperon l’élégante chapelle Notre-Dame des Grâces. Il faut s’arrêter pour découvrir non seulement le panorama que l’on a sur les montagnes, mais surtout la façade de cette chapelle. Construite sur un plan centré en forme de croix grecque, son toit est dominé par le lanternon de la coupole et un clocheton au-dessus de l’entrée. L’édifice date de 1740-1741. L’histoire du sanctuaire est plus ancienne. Au début du XVIIe siècle existait un oratoire situé en aval, au bord du grand chemin entre les deux ruisseaux du Golet et du Nant Noir. La Vierge y était vénérée sous le nom de Notre-Dame-du-Roux. En 1628, Rd Pierre-Gaspard Aspord le remplaça par une petite chapelle. L’instabilité du terrain rendit la construction fragile. En 1661, on décida de la reconstruire à l’emplacement actuel. Mais la dévotion à Notre-Dame-de-Grâces s’accrut et l’édifice devint trop petit pour accueillir les fidèles. Rd Jean-François Dérex, curé de Saint-Jean (1723-1765), envisagea un agrandissement. Et en 1741, la chapelle était construite telle que nous la voyons actuellement.

Les peintures extérieures représentent les vertus théologales et cardinales accompagnant une représentation de Saint François de Sales.

A l’intérieur, on peut y admirer un lanternon et une coupole datant du début XVIIIe. Pas moins de trois retables et un autel recouvert de « cuir de Cordoue ».
Une grande croix en bois se dresse devant la chapelle comme pour nous inciter à admirer le paysage.

Des visites accompagnées sont possibles, sur demande auprès de la mairie déléguée de Saint-Jean de Belleville (04 79 24 02 11).

Le clocher de l’espace Maurice Romanet aux Menuires

Pour célébrer le passage à l’an 2000, les Menuires a fait construire un clocher devenu aujourd’hui un symbole fort de la station. L’architecte Yves de Preval a dessiné une structure très élégante et aérienne et l’architecte Jacques Facy l’a positionné au mieux en fonction des contraintes du site pour le rendre visible depuis tous les quartiers. L’année suivante, au pied de ce clocher, a été construite une salle polyvalente accueillant concerts, réunions, spectacles, et offices religieux, baptisée “espace Maurice Romanet”, en hommage à celui qui fut le curé de Saint-Martin pendant 30 ans.

En 2016, une fresque a été réalisée par André Chaffardon sur toute la largeur du fond de salle. D’inspiration montagnarde, cette peinture murale évoque les thèmes chers aux Belleville : la montagne, le Cochet, Péclet, la vie pastorale, Notre Dame de la Vie, ou encore le hameau d’alpage des Bruyères. L’Association pour le clocher des Menuires, présidée par Léo Lacroix, a financé cette œuvre. Les éléments en bois représentant la chapelle des Bruyères ont été créés par le menuisier Bernard Sylvestre et pris en charge par la paroisse. Il s’agit de la porte qui, ouverte, laisse apparaître un triptyque aux symboles religieux.

Quand il n’est pas utilisé pour les animations, l’Espace Maurice Romanet reste ouvert à ceux qui cherchent un lieu de recueillement.

Lire l’article relatif à son inauguration.

La Chapelle Notre-Dame-des-Neiges à Val Thorens

En 1992, pour fêter les vingt ans de la station de Val Thorens, nombre de ses habitants ont souhaité marquer cet anniversaire par la construction d’une chapelle pour affirmer que leur station était aussi un lieu de vie comme les autres villages de la vallée. Un bel édifice a été réalisé, dessiné par l’architecte Chiantello avec un parvis et un auvent porté par des colonnes en pierre.

Les chapelles de village 

On en compte presque une par village. Certaines de ces chapelles sont toutes petites, d’autres plus grandes, mais lorsqu’on pousse la porte, on est étonné de découvrir, dans chacune d’elles, un petit retable baroque du XVIIe siècle, plus ou moins ouvragé, avec souvent des colonnes torsadées et des encadrements sculptés. Toutes les toiles des tableaux de ces retables ont été restaurées. A la suite de vols, la majorité des chapelles sont désormais fermées.

  • Villarenger : La chapelle Saint Barthélémy  et Sainte Brigitte est mentionnée dès le XVe siècle. En 2015, la commune a engagé des travaux de conservation et de restauration de la chapelle. Différents sondages ont permis de mettre à jour deux décors que l’on peut situer, pour le plus ancien, à la première moitié du XVIIIe siècle (date de la fin de la construction de la chapelle) et, pour le second, aux alentours de 1886, date de la première grande campagne de restauration. Les décors du XVIIIe siècle révélés sont très riches : décor de treille avec, aux intersections, des fleurs ocre rouge, et entrelacs de végétation stylisée, retable en trompe l’œil, personnages sur des socles, dont un représentant Saint Martin en habit d’évêque, croix de Savoie. Ils ont été restitués partiellement, notamment sur les murs sud et nord.
  • Villarencel : La chapelle de Villarencel (avant 1653) est dédiée à Saint François de Sales (1567-1622), très populaire en Savoie car né dans une noble famille savoyarde. Il fut nommé évêque de Genève mais exerça son ministère à Annecy, la ville de Genève s’étant ralliée au calvinisme.
  • Les Granges de Saint-Martin : La chapelle Saint Agathe (de Catane), bâtie en 1653, veille au cœur du hameau des Granges. C’est la seule chapelle de la vallée pouvant se vanter d’avoir une tribune en bois. On y accède par une échelle de meunier.
  • Saint-Marcel : La chapelle Saint Marcel et Saint Grégoire est la plus grande de toutes les chapelles du territoire communal. Son existence est déjà mentionnée au 13e siècle, ce qui laisse présumer une édification au Moyen-Âge. Son aspect actuel date du 17e siècle, âge d’or du Baroque. Elle possède un plafond orné de fresques du 15e siècle et inscrites à l’inventaire des Monuments Historiques.
  • Béranger : chapelle Saint Jean Baptiste mentionnée au 16e siècle, reconstruite au 19e.
  • Le Levassaix : L’aspect actuel de la chapelle Saint Claude date du début du 18e siècle.
  • Le Roux : chapelle Saint Bernard de Menthon, 1729
  • Le Villard de Saint-Martin : L’existence de la chapelle Saint Aubin et Sainte Marguerite est mentionnée au 15e siècle.
  • Planvillard : chapelle Saint Roch et Saint Sébastien, origine 15e ou 16e siècle. Ces deux saints étaient invoqués pour les maladies contagieuses.
  • Saint-Laurent de la Côte : L’église date de 1653 mais la paroisse existait en 1322.
  • La Rochette : chapelle Saint Claude (1774)
  • Villarbon : chapelle Saint Guérin, protecteur des troupeaux, 1687
  • Villarabout : La chapelle Sainte Marie Madeleine et Sainte Agnès existait en 1633.
  • Praranger : La chapelle de style baroque est dédiée à Saint Sébastien et Saint Fabien.
  • Le Châtelard : chapelle Saint Antoine datant de 1677
  • Le Bettex : chapelle Notre Dame de la Compassion
  • Planlebon : chapelle de Saint Antoine de Padoue, 1714
  • Plan d’eau des Bruyères aux Menuires : chapelle dédiée à Notre Dame de la Miséricorde (18e siècle)
  • Villarly : chapelle Sainte Agathe et Sainte Catherine (avant 1520)
  • La Combe : chapelle Saint Antoine Saint Genès (avant 1633)
  • La Flachère : chapelle Notre Dame de Lorraine, Sainte Anne et Sainte Brigitte (avant 1633). Cela explique la croix de Lorraine gravée au dessus des fenêtres géminées du clocher.
  • Les Granges de Saint-Jean : L’ancienne chapelle Saint Martin, Saint Jean (1820) est devenue une habitation.
  • Le Villaret : L’ancienne chapelle Saint-Michel (avant 1633) a été démolie pour construire sur son emplacement, vers 1850, une église où l’on rencontre les caractéristiques du style néo-classique sarde.
  • Le Villard de Saint-Jean : La chapelle datant du 17e siècle est dédiée à Saint-Jacques.
  • Le Novallay : chapelle Saint François de Sales
  • Deux Nants : chapelle Saint Claude (avant 1633)
  • La Sauce : chapelle St Barthélémy (avant 1633)
  • Villarlurin : L’ancienne chapelle, dédiée à Notre-Dame-de-Pitié, était située d’après la tradition au sommet du village. Tombée en ruine, elle fut reconstruite en 1630 à l’emplacement de l’église actuelle. Celle-ci fut construite au moment de la création de la paroisse. Elle est dédiée à saint Roch. Avant 1792, le vicaire de Salins était recteur de la chapelle et, par conséquent, s’occupait spécialement de l’administration des sacrements dans le village.

Les oratoires

L’ancienne ferveur catholique transparaît encore aujourd’hui dans le paysage de la commune, sous la forme de petits édifices dédiés à un saint, appelés oratoires. Il s’agit de petits édifices voués au culte d’un saint ou d’une sainte représenté par une statuette ou parfois tout simplement par une simple plaque à son image ou une croix. L’oratoire a un caractère rural puisqu’il permettait aux paysans vivant dans un univers parfois décentré de venir se recueillir pieusement auprès d’un saint patron et de s’adonner à une prière sans pour autant se rendre à l’église. Néanmoins l’oratoire constitue davantage qu’un lieu de culte ; c’est aussi un lieu de remerciement et d’offrande avec l’espoir en retour de la protection du saint auquel il est dévoué. Certains ont fait l’objet d’une reconstruction ou d’une restauration récente :

  • Les Menuires : oratoire Saint Joseph situé au bord des pistes, à proximité du chalet Necou. Cet oratoire a été reconstruit en 2018 par un habitant de Saint-Martin avec des matériaux fournis par la commune, sur le lieu d’un oratoire existant au 19e siècle. La statue de Saint Joseph a été offerte par un habitant.
  • Saint-Marcel : l’oratoire Sainte Anne (mère de Marie), a été rénové par l’association du village de Saint-Marcel. L’oratoire du Sacré Cœur et celui de Notre-Dame des Roses appartiennent chacun à une famille de la commune des Belleville, ce dernier ayant été déplacé et rénové lors de l’aménagement du lotissement proche.
  • Beauvillard : l’oratoire Saint Martin a été construit en 2012 par des résidents du hameau, aidés par de généreux Savoyards qui ont apporté leurs compétences en matière de construction.

Les Croix

Les croix rencontrées dans le paysage bellevillois ont un intérêt non seulement religieux mais également anecdotique : nombreuses sont celles qui évoquent un évènement plus ou moins malheureux. Mais les croix qui cantonnent les villages ont une signification plus générales ; elles délimitent un espace auquel on pourrait attribuer un caractère sacré, l’espace occupé par les hommes baptisés distinct de celui des champs et des prés. Il n’était pas recommandé de construire au-delà des croix, où l’espace était considéré comme non bénit.

  • La croix du Cochet : En reconnaissance pour le retour de tous les prisonniers de guerre de Saint-Martin, une croix en duralumin fut plantée au sommet du Mont-Cochet dominant sur l’autre versant du Doron le sanctuaire de Notre-Dame-de-la-Vie.

Source : La vallée des mutations de Marius Hudry

La Pierre à cupules de Villarenger

La « Piera tcheveta » est le témoin d’une antique occupation humaine. Comme de nombreuses pierres gravées de tarentaise et des Alpes, le dessus du bloc a de nombreuses cupules, dont la signification précise n’a pas encore été nettement déterminée. Elles avaient probablement un rôle cultuel antérieur au christianisme. Les croix gravées sont des marques de christianisation. Les anciens de Villarenger attribuaient à ce bloc à cupules et à croix la protection du village contre les inondations des deux dorons ; on avait remarqué que les crues les plus importantes n’avaient pas dépassé la base de la « Piera tcheveta »

Source : La vallée des mutations de Marius Hudry

 

Le patrimoine religieux bellevillois en images

Le patrimoine rural

La commune Les Belleville compte 36 villages. La visite de ceux-ci permet de découvrir une architecture locale typique : maisons de pierre recouvertes d’un enduit rosé à base de chaux, fontaines en pierre (ou bachals), fours banaux…

Les fours banaux 

Pendant des siècles, les fours étaient banaux, c’est-à-dire qu’ils appartenaient au Seigneur et, pour faire leur pains, les paysans étaient contraints de les utiliser moyennant une redevance généralement en nature (farine ou pain). La plupart des villages de la vallée des Belleville possèdent leur four banal dans lequel la communauté venait faire cuire son pain, élément de base de l’alimentation humaine.
Infrastructure au service de chaque famille, les fours étaient encore utilisés bien après la deuxième Guerre mondiale, jusque dans les années 1960. La première fournée de l’année avait habituellement lieu au début du mois de mars. Le four était ensuite allumé tous les mois, jusqu’en été où le pain était cuit toutes les trois semaines. La dernière fournée avait lieu au début du mois de décembre. Cette fournée assurait alors les besoins d’une famille pour plusieurs mois. Le pain était alors rangé avec précaution au domicile de chaque famille. Frais et croustillant le premier jour, on en dégustait les derniers morceaux près de trois mois plus tard.
Aujourd’hui, une à deux fois par an, à l’occasion des fêtes de village, le feu chauffe à nouveau la voûte constituée de molasses (grès tendre, remplacé progressivement par des pierres réfractaires). Les mêmes gestes sont alors perpétués, pour le plus grand plaisir des habitants, des hôtes de la vallée mais également des anciens qui revivent ainsi de beaux moments.

Les montagnettes 

Dans les immenses prairies d’altitude, on a recensé près de 250 « montagnettes ». Ces petites maisons de pierre et couvertes d’un toit de lauzes, servaient autrefois d’abris aux familles montant en alpage avec leurs troupeaux.
La plupart de ces montagnettes était à l’abandon ou en ruine. Certains propriétaires se sont mobilisés pour sauver ce patrimoine, témoignage du passé et élément structurant du paysage. Ainsi, en une vingtaine d’années, plus d’une centaine de montagnettes a été restaurée.

Les fours à grilla 

Les façades des maisons et les voutes intérieures étaient recouvertes de cet enduit très résistant, appelé « grilla », dont la belle teinte rosée est due à la présence d’oxyde de fer. Ce plâtre était obtenu par cuisson du gypse qui était recouvert de terre. Le gypse était extrait de petites carrières aux alentours des villages de Bérenger, du Châtelard et de Villarenger. Il était ensuite cuit pendant 8 à 10 jours sans interruption, puis cassé à la masse pour être réduit en poudre.

Le pont romain de Villarenger 

Cette appellation donnée il y a fort longtemps est sans nul doute erronée. Néanmoins, ce pont du XVI° siècle a gardé ce nom. Il est situé dans la partie la plus aval de la commune de Saint-Martin de Belleville, dans le village de Villarenger. Ce pont était autrefois une voie de passage importante vers la vallée des Encombres, elle-même chemin vers la Maurienne et le Piémont.

Le patrimoine rural bellevillois en images

Le patrimoine architectural

L’immeuble Le Brelin

L’immeuble Brelin aux Menuires datant de 1972 et surplombant le quartier de La Croisette est signé par les architectes Douillet et Maneval. Ses formes longilignes lui donnent l’allure d’un vaisseau ancré dans la pente, un véritable « paquebot des neiges » qui renvoie aussi à l’image des anciens sanatoriums installés aux endroits les plus ensoleillés. L’ensemble monumental (640 copropriétaires) s’intègre parfaitement au quartier pionnier, le traitement des façades est particulièrement soigné avec l’utilisation originale des ardoises de la vallée. Cette réalisation architecturale inédite a motivé sa labellisation au titre du « patrimoine remarquable du XXe s. » instaurée en 2010 par le Ministère de la Culture. Ce label lancé en 1999 a pour objet d’identifier et signaler les constructions et ensembles urbains protégés ou non au titre des Monuments Historiques ou des espaces protégés dont l’intérêt architectural et urbain justifie de les transmettre aux générations futures comme des éléments à part entière du patrimoine du XXè siècle.

 

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