Dernière réunion de chantier

La réunion du lundi 31 octobre 2016, sous la direction d’Emmanuel Ritz, architecte en charge du projet, a permis de faire un point sur les travaux à finaliser avant la fermeture du chantier pour l’hiver.

Cette première phase de travaux a été conforme aux prévisions et au programme initial : malgré des conditions météorologiques difficiles au printemps dernier,  le retard a aujourd’hui été rattrapé.

A l’extérieur, les murets en pierre sont en cours de finition. La couvertine par des pierres taillées, permettant à la fois de protéger les murets et de former une assise, sera réalisée en 2017. A l’intérieur, les cloisons sont aujourd’hui terminées, de même que les chapes au sol. Sont prévus en 2017 : les boiseries, le carrelage, le plancher bois à l’étage, les peintures et lasures des menuiseries, l’appareillage et le mobilier.

Les bungalows et matériels de chantier ont été enlevés et les abords nettoyés. Les travaux reprendront au printemps 2017 une fois la station de Val Thorens fermée, si les conditions d’accès le permettent.

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dsc_2236Intérieur du petit refuge

dsc_2239 Pièce principale du nouveau refuge

Rencontre avec l’architecte en charge du projet, Emmanuel Ritz

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Emmanuel Ritz est très attaché à ce que l’architecture traduise et mette en valeur les contraintes du site, qui sont différentes selon que le projet se trouve en montagne, en ville, ou au bord d’un lac. L’architecture doit rendre lisible la spécificité du site et, en cela, le transformer en lieu.  « Le site est la caractéristique paysagère commune à tous, le lieu, c’est le rapport intime de chacun avec l’endroit où il se trouve ».

Emmanuel Ritz se définit avant tout comme un architecte artisan. En cela, il est attaché aux matériaux qu’il entend utiliser dans les règles de l’art pour mettre en valeur les métiers d’artisan, en apportant un soin particulier au choix et à la cohérence des matières. Tel un chef d’orchestre, il doit faire jouer tous les corps de métier ensemble en veillant à ce que la partition soit respectée.

Son expérience professionnelle -il a réalisé entre autres la restructuration et l’extension du refuge de l’Arpont en Maurienne-, et son usage de la montagne à titre personnel l’ont conduit à concevoir un projet cohérent alliant, via une rigoureuse mise en œuvre de matériaux, culture traditionnelle et démarche contemporaine.

Un des enjeux était de réussir le lien entre l’ancien refuge et le nouveau. Un travail de paysagement des abords a été entrepris, de manière à intégrer naturellement les 2 volumes dans la pente et à créer un dialogue entre les bâtiments grâce à des murets de soutènement de la terrasse qui font aussi office d’assises pour les visiteurs. Le bachal constituera également le trait d’union entre les refuges.

Une attention particulière a été portée à la ressource : les matériaux comme la pierre ont été sélectionnés en fonction de leur couleur (pas de pierres noires ou blanches) et de leur origine (schiste et gneiss, similaires aux pierres naturelles se trouvant sur le site). La pose est rustique, telle qu’elle se pratique dans l’habitat local traditionnel. La couverture du toit sera réalisée en bac acier de la couleur des lauzes (gris foncé).

L’ancien refuge, qui pourra fonctionner en autonomie l’hiver, sera composé d’un coin cuisine/séjour et d’un dortoir de 12 couchages, le tout sur un seul niveau. Un contraste sera créé entre la rudesse de l’extérieur, avec ses murs en pierre, et l’ambiance chaude, chaleureuse de l’intérieur apportée par l’habillage en bois clair.  Le nouveau refuge, traité dans un esprit contemporain, sera très fonctionnel et confortable. Tout a été étudié pour le bien-être des randonneurs comme du gardien.

Rencontre avec le chef de chantier

Lino Teixeira intervient sur le chantier du refuge du Lou pour l’entreprise GSB (Groupement Savoyard du Bâtiment). Passionné par son métier, il est revenu sur le démarrage des travaux et le déroulement général de ce chantier.

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Comment se déroulent les travaux ?

L’installation du chantier a débuté le 15 juin 2016. Nous avons procédé aux fondations, puis à l’élévation du rez-de-chaussée, au dallage et à l’élévation des murs jusqu’au pignon. Une fois le bâtiment hors d’eau et hors d’air, les cloisons intérieures pourront être montées.

Dans l’ancien refuge, les ouvertures ont été élargies et un dallage sera réalisé à l’intérieur pour tenir la structure. La charpente sera refaite aussi.

Les travaux de maçonnerie seront terminés autour du 22 août.

Quelles sont les particularités de ce chantier ?

Une des difficultés est liée à l’emplacement du chantier, en altitude et loin de la station. Il a fallu reprendre la piste de manière à le rendre accessible aux camions pour l’acheminement des matériaux et de la grue. Le mois de juin a été très pluvieux, ce qui a rendu les choses encore plus difficiles.

Je suis vigilant sur la cohabitation avec les touristes : le chantier est sécurisé, mais il y a beaucoup de randonneurs sur la piste d’accès au chantier.

Une autre difficulté est que le terrain est en pente, nous n’avons pas beaucoup de place pour stocker le matériel dans de bonnes conditions .

Quelles sont vos motivations à travailler sur ce chantier ?

Le site est très beau, c’est un bel endroit. Je suis en Savoie depuis 42 ans et j’aime travailler en station.